Essaouira
Essaouira

Essaouira la Blanche embaume de toutes les essences que travaillent ses ébénistes. Marqueteries de thuya, de citronnier, de cèdre garderont au fil des années l'odeur de leur bois précieux. Essaouira, provient de Al Souirah, soit la petite forteresse entourée de murailles... La ville, située entre Safi, au Nord, et Agadir au Sud, baignée par l'Atlantique, a toujours bien porté son nom. Bien obligée de se protéger contre les pirates de tous bords, Essaouira, les pieds dans la mer s'est de tout temps abritée derrière une muraille sensée être inexpugnable...
Comptoir bouillant d'affaires en tous genres, Essaouira était donc fort convoitée, et ce depuis le VIIème siècle avant JC. La découverte de vestiges de céramique sur les îles de la baie de la ville confirme, en effet, la présence des phéniciens dans la région à cette époque. Mais ceux qui devaient marquer cette ville de leur empreinte, sont bel et bien les portugais. D'ailleurs jusqu'à la proclamation de l'indépendance du Maroc, Essaouira fut appelée, Mogador, probablement une traduction du Portugais de Amogdul. En tout cas, les livres pensent ainsi, et ils n'auraient pas tout à fait tort, dans la mesure précisément où le dignitaire d'Essaouira enterré à trois kilomètres de la ville, s'appelait Sidi Mogdul. Les portugais y élièrent résidence dès le XVIème siècle, et c'est au début du XVIème siècle qu'ils y construisirent une forteresse qui allait conférer à la ville sa configuration spécifique. Une forteresse tellement utile (n'atténuait-elle pas son caractère vulnérable en raison de sa trop grande exposition), qu'elle fut restaurée par Moulay Abdelmalek en 1628. Mais ce n'est qu'au XVIIIème siècle que la ville fut fondée par Sidi Mohamed Ben Abdellah, un autre roi de la dynastie Alaouite.
Economies

L'activité principale d'Essaouira est la pêche. Pendant de nombreuse années le port de la ville a été le premier port sardinier du Monde. Essaouira, c'est le Royaume de la Dame Sardine. Comme Safi et Agadir, Essaouira regorge logiquement d'usines de conserves. Dans le port d'Essaouira, il y a de la sardine toute fraîche. L'artisanat n'est pas de reste. Il constitue une source non négligeable. sculpture sur bois, surtout, mais aussi sur l'argent et le bronze, Essaouira a plusieurs longueurs d'avance sur ses concurrentes. Les tables souries, de toutes sortes, sont fort prisées, du fait de leur design difficilement égalable. Mais c'est sur une histoire que nous allons nous quitter.
L'histoire de l'ARGANIER : cet arbuste donnant un petit fruit en question s'appelle l'ARGAN. Très apprécié par les chèvres, surtout, celles-ci s'en donnent à cœur joie, sous l'œil intéressé du berger. Une fois la digestion achevée, et le reste aussi, l'argan, après un long voyage, est récupéré, envoyé au pressoir pour nous donner une huile si pure, si fine, si légère : l'Huile d'Argan Bien curieuse tradition, mais le résultat fait oublier le reste . Après un tagine de poissons Souiri, succulent, à l'huile d'argan, vous partagerez mon avis. C'est rarissime. Alors ne l'utilisons pas pour le bronzage bien qu'elle soit très conseillée pour la peau.
Aéroport Essaouira Mogador 
A son entrée dans l’aérogare, il se trouve transporté comme par enchantement, dans un aspect alchimique, ou se cotoient dans le creuset, toiles et sculptures, mêlés à la pierre de Salé, et aux poutres en bois rouge exotique.
L’aéroport a été inauguré au moi de juin 1998, et constitue la locomotive pour un développement régional multisectoriel de la ville.
S’il est ouvert au trafic commercial international, doté d’une piste de 2.100 m de long et 45 m de large, et de tous les équipements de radionavigation et d’aide à l’atterrissage nécessaires, il peut recevoir des aéronefs moyen courrier de type Boeing 737.
Gnaoua

Il est vrai que l’on n'est pas toujours obligé de comprendre le discours accompagnant les instruments à l’œuvre pour être fasciné par une musique. Bon nombre de mélomanes préfèrent d’ailleurs être emportés par la musicalité des instruments et font abstraction du contenu discursif, lequel suscite pourtant, à notre avis, un intérêt particulier dans la mesure où il révèle à son tour un certain mysticisme qui accentue la spiritualité du rythme.
En effet, le gnaouisme est une musique de la transe et le langage participe également à cette transmutation non seulement par la musicalité du verbe, mais aussi par l’acception que revêt l’expression.
Kasbah d'Essaouira
Essaouira en vidéo
Casablanca
Casablanca

Les historiens appelaient indifféremment Anfa, Anafa ou Anafi, l’air géographique qu’occupe actuellement Casablanca. Néanmoins, aucun d’entre eux n’a déterminé avec précision le vrai fondateur d’Anfa. Certains, comme Ibnou El Wazzane (Léon l’africain) prétendaient que la cité fut fondée du temps des Romains, d’autres plaidaient plutôt en faveur des phéniciens. Cependant, la majorité des historiens affirme que se sont les berbères de Zenata qui ont construit Anfa. Celle-ci a été réputée par ses Oulémas, ses soldats et par son commerce florissant. Sous l’égide de la dynastie Mérinide, Anfa demeure une petite ville ouverte sur les transactions maritimes avec l’étranger notamment avec l’Espagne et le Portugal. Ses habitants furent des marins et des pirates qui n’hésitaient pas à attaquer les bateaux surtout des portugais. Ces derniers et pour protéger leur commerce envahissaient et détruisaient complètement Anfa vers l’année 1468. En 1515, les Portugais voulaient construire une forteresse mais leur défaite face aux Mérinides les a dissuadés. Puis, la cité sombra dans l’oubli et ne laissant que le mausolée de Sid Allal Quairaouani comme témoin d’une civilisation florissante. Sous le règne de la dynastie Alaouite au temps du Sultan Sid Mohammed Ben abdellah (1757-1790) la cité renaissait de ses cendres et devenait « Dar Al Baida » (Maison Blanche) ou Casablanca selon la dénomination espagnole. Grâce aux impôts imposés aux tribus de Chaouia, le Sultan Mohammed Ben Abdellah a pu bâtir une forteresse qui servait en premier temps de camp pour les soldats et qui devint ultérieurement une destination privilégiée des tribus de Doukkala et de Chaouia. Vers 1830, le commerce à Casablanca connaissait un développement certes lent mais régulier. Cette croissance s’est accrue d’une façon significative sous le règne de Moulay Hassan 1er à telle enseigne que Casablanca devenait un point d’attrait pour les commerçants et les artisans du royaume en général et de Fès et Marrakech en particulier. C’est en 1912, que fut décidée la construction à Casablanca du premier grand port moderne du Royaume. C’était un tournant historique qui affecta le destin de Casablanca. Le développement économique de la Région s’est intensifié par l’activité portuaire et draina les investissements nationaux et étrangers donnant ainsi naissance à une ville moderne devenue aujourd’hui la capitale économique du Royaume.
Démographie
Lors du dernier recensement de 2004, Casablanca comptait 2 949 805 habitants, ce qui en fait la ville la plus peuplée du Maghreb, devant Alger (2 029 936 habitants) . La région du Grand Casablanca, incluant les villes de Mohammédia (120 000 hab.), Ain Harrouda et les deux provinces Mediouna et Nouasser, regroupe environ 3,6 millions d’habitants (2005) sur 1 615 km² et constitue la deuxième agglomération du Maghreb, après celle d'Alger (4 250 000 habitants) .
Économie

Le développement rapide de Casablanca attira, de tout le pays, des milliers de gens en quête d’un emploi. Ils s’installèrent d’abord prés de l’ancienne médina, puis autour de la ville, dans de misérables campements de fortune. Pour résorber ces bidonvilles, on éleva, en 1923, la nouvelle médina communément appelée quartier des Habous, où, tout en respectant le style et les habitudes traditionnelles, les architectes obéirent aux règles de l’urbanisme moderne. Les environs immédiats de la place de la Mosquée, et spécialement la partie de la médina située au Nord-Est de celle-ci, offrent de pittoresques ruelles bordées d’arcades sous lesquelles tiennent boutiques, marchands d’étoffes et de souvenirs ; on verra le souk aux cuivres, où les artisans façonnent et polissent chaudrons, plateaux, théières et brûle-parfum ; une cour entière est réservée aux olives, la fameuse pâtisserie Bennis que rien ne distingue de l’extérieur si ce n’est l’enseigne, mais dont l’intérieur, recouvert de mosaïques, abrite mille et une gourmandises. Pousser jusqu’à la petite place Moulay Youssef, où se dresse la seconde mosquée de la médina. L’ancienne Mahkama du Pacha, bel édifice terminé en 1952, abritait autrefois les séances du tribunal ainsi que les réceptions du Pacha. C’est aujourd’hui le siège de la préfecture du Méchouar (l’une des huit préfectures de Grand Casablanca). La décoration de ses cours et de ses soixante-quatre salles fait appel à toutes les ressources de l’art marocain : plafonds en bois de cèdre sculpté, sculptures sur plâtre, carreaux de faïence, grilles de fer forgé. Belle vue des étages supérieurs sur le jardin intérieur bordé d’arcades. Le parc Isesco (ex-parc Murdoch) est un joli jardin bien ombragé.
Parc de la ligue arabe

Vous prendrez plaisir à flâner, à l’écart de l’agitation de la ville, dans cette magnifique promenade aux frais ombrages, plus grand espace vert de Casablanca. Dans la rue d’Alger, sur la droite, s’élève l’ancienne cathédrale du Sacré-Cœur, superbe morceau d’architecture des années 1930, malheureusement en train de se dégrader, après l’abandon du projet de transformer l’édifice en complexe culturel. Prenez le temps de parcourir à pied les rues d’Alger et Pierre Curie (à l’intérieur du parc) ainsi que le boulevard Brahim Roudani qui lui fait suite, où de nombreuses galeries d’art, ainsi que de belles villas Arts déco retiennent l’attention.
Place mohamed V
Elle groupe les bâtiments des principaux services administratifs, en un bel ensemble d’architecture musulmane moderne inspirée des traditions nationales. A l’Ouest, une fontaine monumentale a été édifiée en 1976 : à certaines heures, on peut y admirer les jeux d’eau lumineux accompagnés de musique arabe, européenne ou asiatique. De l’autre coté de l’avenue Hassan II, la partie Est de la place est Aménagée en un jardin public que bordent le très harmonieux palais de justice et la Préfecture. Entre ces deux bâtiments, la statue du maréchal Lyautey a trouvé refuge derrière les grilles du consulat de France : c’est une œuvre de François Cogné, le sculpteur du Clemenceau des Champs-Elysées à Paris .
La Cornich Ain Diab

La station balnéaire d’Ain-Diab, dont la pointe offre une jolie vue sur l’océan et la cote, possède une plage de sable fin aménagée. Autour d’elle, villas, hôtels, restaurants, cabarets et dancings sont le rendez-vous des Casablancais. On pourra pousser le long de la cote, à 3 km, jusqu’au marabout très fréquenté de Sidi-Abd-er-Rahmane, sanctuaire vénéré, bâti sur un rocher accessible seulement à marée basse.
Mosquée Hassan2

Ouverte aux non-musulmans. Visite guidée tous les jours sauf vendredi. heure de la priére de 10h, 11h et 14h .
Casablanca en vidéo
ifrane
ifrane

Avec son palais royal, ses chalets aux toits pentus, dont les volets demeurent clos en dehors des vacances scolaires, Ifrane apparaît comme une petite station très chic. Fondée de toutes pièces en 1929, elle s'élève au milieu d'une vaste clairière située au cœur d'un massif forestier constitué de cèdres plusieurs fois centenaires.
Ifrane est administrativement composée de deux municipalités (Ifrane et Azrou), cinq caïdats (Tizguit, Dait Aoua, Ain Leuh, Timahdit et Irklaouen) et neuf communes rurales (Tizguite, Dait Aoua, Ain Leuh, Sidi Ali, Timahdite, Ben Smim, Souk El Had et Zaouia d'Ifrane : Zaouia Ait Sidi Ali). Selon le nouveau découpage administratif, la province fait partie de la région Meknès-Tafilalet
Université Al Akhawayne

Cet établissement privé fonctionne selon le modèle américain et propose des études en langue anglaise. L'Université Al Akhawayn est devenue un centre scientifique qui concurrence les grandes institutions universitaires mondiales pour mériter l'appellation ''Harvard du monde arabe''. l'université accueille actuellement 1000 étudiants venant de 17 pays d'origines différentes.
Cette institution, dont le nom ''Al Akhawayn renvoie aux relations fraternelles ayant lié Feu SM Hassan II et SM le Roi Fahd Ben Abdelaziz d'Arabie Saoudite, dispose des équipements de pointe nécessaires à l'enseignement des différentes filières qui vont des sciences humaines jusqu'aux nouvelles techniques de l'information et de la communication (NTIC).
lac Daït Aoua
Le lac Daït Aoua est le lac le plus réputé du Maroc. Son accès est très facile, situé à 15 kilomètre au nord d'Ifrane par la RN 24 Ifrane-Fès,commune rurale d'Ifrane,donne directement sur le lac de 140 ha, sa superficie est variable selon les saisons. Sa profondeur reste faible, de quatre à cinq mètres à l'amont (ouest) et une partie avale (à l'est) envasée, d'aspect marécageux, exondable en été. Le lac est entouré par une prairie humide rase et des massifs forestiers de chênes verts (Quercus rotundifolia) et de cèdres :Cedrus atlantica. Une ceinture de peupliers et quelques pieds de saules entourent le lac sur ses bords immédiats.
Azrou

Azrou, dont le nom signifie "le rocher" en berbère est une petite station estivale à 1200 m d'altitude. Elle est située au croisement des routes qui partent de Meknès (63 km) et de Fès (80 km) vers le sud. Les maisons sont construites en pisé et couvertes de tuiles rondes près de la vieille kasba de la fin du XVIIème S.
Au marché du vendredi, mais surtout à la coopérative artisanale, on trouve des tapis berbères de belle qualité, des poteries et des objets en bois de cédre. Azrou reçoit au printemps la foire aux moutons.
Parc national d'Ifrane

Asilah

Posée sur la mer, une ville d’une blancheur éclatante, ceinte de remparts de couleur ocre, telle est Asilah ou bien Assilah ( أصيلة ), cité balnéaire dont rien aujourd’hui ne laisse deviner le passé tumultueux. Le long de la plage peuplée d’énormes ancres noires et de quelques thoniers, vous aurez peine à imaginer les flottes guerriéres qui abordèrent ces rivages, et les navires des marchands génois, pisans, marseillais, catalans ou aragonais qui, au 14é siècle, venaient mouiller dans ces eaux.
Asilah se trouve à 62 km au sud de Tanger et à 25 Km au nord de Larache, à proximité de la sortie de l’autoroute Casablanca-Tanger. Selon que l’on arrive du Sud ou du Nord, on empruntera pour gagner le centre l’avenue Hassan II qui rejoint les remparts en face de Bab Homar, ou l’avenue Moulay Hassan Ben Mehdi qui, rectiligne, conduit à Baba Kasaba.
Vous pouvez poursuivre votre voyage en visitant : au Nord, le cap Spartel et Tanger au sud, Larache et les ruines romaines de Lixus.
Histoire

Une ville très disputée – Pour évoquer le passé d’Asilah, il faut remonter à l’époque où Zilis, bâtie sur un site punique, comptait, au même titre que Tingis (Tanger), parmi les villes du royaume de Mauritanie. Une trentaine d’année avant notre ère, Octave, le futur empereur Auguste, fit de Zelis une «colonie »romaine. Avec la conquête arabe, certes d’une principauté idrisside, la ville subit plusieurs assauts des Normands avant de passer, en 972, aux mains des Omeyyades de Cordoue. Le 24 août 1471, une flotte portugaise de 500 navires porteurs de 30000 homes enlève Asilah, qui devient une tête de pont portugaise en terre marocaine. Aux Portugais succèdent les Espagnols, et ce n’est qu’à la fin du 17é siècle que le sultan Moulay Ismail leur reprend la cité.
Plus dure sera la chute… - Originaire du pays Jebala, Raissouni n’est à 10 ans qu’un petit voleur de troupeaux. Après plusieurs années de geôle, il se fait brigand, enlève des journalistes étrangers et ne leur rend la liberté qu’en échange de coquettes rançons, devenant peu à peu un personnage redouté, au point de recevoir du sultan, en 1908, le titre de pacha d’Asilah.
La première guerre mondiale est une aubaine pour Raissouni qui joue sur tous les tableaux (n’est-il pas descendant du prophète ?) et obtient de son alliée des armes et plusieurs millions de pesetas. Le pays demeure cependant insoumis. Dans le même temps, il joue l’Allemagne gagnante et traite à Tanger avec ses représentants qui lui promettent le trône du Maroc. L’aventurier est alors au faite de sa puissance. «Les berbères sont mes serviteurs, les Espagnols mes esclaves, les Français mes ennemis, les Allemands mes alliés », déclare-t-il Mais la défaite allemande de 1918 entraîne sa déchéance. Lassés, les Espagnols le chassent d’Asilah ; le sultan le renie ; il est une gène pour Abd el Krim lui-même, qui finit par le faire prisonnier. Misérable et abandonné, il meurt en 1925.
Asilah une oeuvre d'art

Telle était l’ambition de Mohamed Benaissa, ancien ministre de la Culture, puis des Affaires étrangères du royaume, lorsqu’il fut élu maire d’Asilah. La création en 1978, par Mohamed Benaissa et le peintre Mohamed Melehi, du prestigieux Moussem culturel, organisé par l’association Al Mouhit, a attiré l’attention sur cette cité qui a vu défiler nombre d’artistes et d’écrivains prestigieux, de Dizzy Gillespie à Keith Jarett, de Myriam Makéba à Léo Ferré, d’Alberto Moravia à Ettore Scola. Les peintures apposées sur les murs de la médina qui font au mois d’août de la vieille ville une immense pinacothèque éphémère se sont accompagnés de dallages au sol réalisés par de grands artistes marocains tels que Mohamed Meheli et Farid Belkahia. La rénovation du palais Raissouni et l’aménagement du Centre Hassan II de rencontres internationales ont permis l’émergence d’une école de peinture originale. Mais Asilah ne compte pas en rester là : la bibliothèque Badar Bin Sultan inaugurée en 2002 devrait précéder la réalisation d’une salle de concerts de 650 places, d’un conservatoire de musique, d’un théâtre de plein air, et enfin d’un musée d’art contemporain.
Se promener
Au pied des murailles, on suit jusqu’à Bab Homar, l’avenue Hassan II ombragée de beaux eucalyptus. Au-delà de la porte, elle se prolonge par la rue Ibn Batouta où se tient chaque matin un agréable marché. Le marché d’Asilah doit sa physionomie paisible et riante à la noblesse des remparts qui lui servent de toile de fond, à ces paysannes coiffées du grand chapeau rifain et assises derrières leurs couffins emplis de semoule, à ces immenses hottes dans lesquelles on a transporté les produits de la campagne, au jeune éclatant des melons amoncelés au soleil, aux luisantes grenades…
La vieille ville et les remparts

Les remparts qui enserrent la ville ancienne furent construits à la fin du 15é siècle, par les Portugais. Baba Homar (appelée aussi «porte de la Terre »), percée dans une grosse tour ronde surmontée d’un écusson à demi effacé aux armes des rois du Portugal, permet de les franchir. Au-delà, le silence et la quiétude règnent le long des rues dallées aux maisons blanches dont les soubassements, les fenêtres, les portes sont peintes en bleu, en jaune, en vert. Au fond de la place Sidi-Ali-ben-Hamdouch, à droite, s'éléve la tour carrée El Kamra contre laquelle s’ouvre la porte de la Mer (Bab el Bahr). A gauche, dans la rue de la kasbah se trouve le centre Hassan II des rencontres internationales. Ce centre, installé dans d’anciennes écuries, accueille, notamment pendant le moussem culturel, conférences, expositions et autres manifestations culturelles auxquelles participent artistes, architectes et plasticiens de tout le bassin méditerranéen. Les peintres dont les œuvres sont exposées tout au long de l’année dans les locaux clairs et spacieux du centre sont tous originaires d’Asilah. Revenir sur ses pas et traverser la place Ibn Khaldoun. ON atteint presque aussitôt la face nord des remparts qui domine l’Océan. Un passage sous voûte précède la minuscule placette sur laquelle donne l’entrée du palais de Raissouni ou palais de la Culture. Elevé au début du 20é siècle, il abrite, lors du moussem culturel d’août, des ateliers d’art et des rencontres internationales culturelles et artistiques (c’est la seule occasion de le visiter). Pendant ce festival, la médina et la corniche se transforment en un véritable musée en plein air, où des artistes exercent leur créativité en recouvrant les murs des maisons de peintures murales aux couleurs vives et aux motifs variés. Au-delà de cette place, longeant toujours les remparts, une ruelle mène à la pointe Nord-Ouest des fortifications, dans l’éblouissement de ses maisons très blanches dont les murs presque nus sont percés de minuscules fenêtres qu’orne une grille en fer forgé ou que protège un moucharabieh surmonté d’un auvent. Au pied d’une tour crénelée, quelques marches, à droites, permettent d’accéder à un petit bastion, d’où l’on découvre une jolie vue sur la cote et sur la flottille de pêche au mouillage. Légèrement en contrebas du bastion, face au large, un charmant cimetière est blotti contre la muraille ; devant un marabout, les tombes alignent la fraîche décoration de leurs dalles en céramique multicolore. Plus loin, femmes et fillettes apportent le matin de grands pains ronds et plats faits à la maison aux fours de boulangers, où ils seront cuits en commun.
Alentours
25 km. Accès difficile. Quitter Asilah au Sud en direction de Larache, puis en empruntant au bout de 14 km sur la gauche la route en direction de Tetouan, et enfin, toujours sur la gauche une petite route goudronnée jusqu’à Souk-Tnine-de-Sidi-el-Yamani. Au-delà de ce hameau, le parcours, de 6 km environ, emprunte des pistes, carrossables par temps sec seulement, et souvent à peine tracées. Il sera prudent de faire accompagner par un habitant de Souk-Tnine (rétribution) car la signalisation est inexistante, et d’éviter d’entreprendre cette excursion en fin d’après-midi, au risque de devoir rouler sur ces mauvaises pistes à la nuit tombée. Le cromlech de M’Soura est l’un des rares monuments de ce genre découverts au Maroc. Dans un site dénudé, se détachant sur un arrière-fond de collines, prés de 170 menhirs font cercle autour d’un tumulus d’environ 55 m de diamètre que des fouilles ont largement entamé.
Ces monolithes, pour la plupart dressées, mesurant de 50 cm à 6 m de hauteur ; la conférence de l’un d’entre eux atteint 5 m.

Tanger se dresse face au monde à l’entrée de l’Afrique, tel un phare qui balise le chenal d’accès aux portes d’un continent aux attentes multiples.
Le port est d'un accès très facile : De jour, la ville se voit de loin et il n'y a pas de danger quand on fait l'approche en restant dans la baie sans faire de rase cailloux. Plus près, on aperçoit d'un coté la longue digue orientée Ouest-Est et de l'autre la grande plage de sable.
La ville nouvelle de Tanger a pour artère principale le boulevard Pasteur bordé d'immeubles modernes. Au milieu de ces bâtiments s'ouvre une vue imprenable sur le port et la baie de Tanger. On appelle cet endroit " Sour Al Maagiz " ou " mur des paresseux ".
Patrimoine universel. Emblème de la ville. Représentation iconographique par excellence. situées à 18 kilomètres de Tanger. C'est là, où, selon la légende grecque se reposa Hercule avant d'effectuer le onzième de ses travaux. Les grottes sont impressionnantes. Avec quelques dirhams vous pouvez vous habiller à la façon des djebelli.
Il existe depuis les années 1920. Ce café unique par son site, est accroché à une falaise et installé sur de petites terrasses. Son univers ombragé et fleuri appel à faire une pause. Les Beatles, Randy Weston, Sean Connery, pour ne citer que ceux-là, sont passés par-là pour déguster un bon thé à la menthe. c'est un trés bon endroit touristique à visiter .
Capitale politique et administrative du Royaume du Maroc depuis 1912, calme, coquette, ordonnée avec goût, Rabat est installée sur le site magnifique de l'embouchure du fleuve Bouregreg sur l'Atlantique. La réalisation urbanistique de cette ville aérée par de nombreux aménagements d'espaces verts et de larges avenues plantées rendent la visite des plus agréable. La profusion de jardins publics, le royal golf (l'un des plus grands et prestigieux du monde), la plantation d'une ceinture verte (forêt constituée de toutes sortes d'arbres sécurisée par un mur), la somptuosité du palais royale et de son méchouar, des murailles et des vestiges parfaitement sauvegardés et mis en valeur, l'immensité des campus universitaires (le centre universitaire le plus important du Maroc), la beauté de ses quartiers résidentiels, en font un lieu de séjour agréable qui est rehaussé par un patrimoine archéologique, historique et cultuel important. Cette année et pour la premier fois dans l'histoire du Maroc, la ville de Rabat a été élue capitale culturelle du monde arabe par le conseil des Ministres de la culture des pays arabe. Cette ville a été de tout temps un berceau culturel de par ces écrivains et ses nombreux artistes. c'est l'une des raisons qui ont contribué à sa nomination. suite à son élection, la ville a mis en oeuvre un programme concernant l'activité culturelle pour l'année 2003 dans des domaines divers et variés. il s'agira tout aussi bien de théâtre, de chanson et d'arts plastiques. R'batis, préparez-vous à vivre une année riche en événements!.
C'est le monument le plus célèbre de Rabat. Le sultan Yacoub El Mansour (XII siècle) projetait de construire la plus grande mosquée du monde musulman, après celle de Samarra en Irak. Malheureusement, les travaux furent abandonnés après sa mort en 1199. La tour devait culminer à plus de 60m, mais n'atteignit que 44m.A l' origine le minaret était bâti pour accueillir jusqu'à 40000 personnes. Son style, est un chef-d'œuvre de l'art marocain traditionnel.
Il n'est pas de site à Rabat plus saisissant que celui de la Kasbah des Oudaïa avec sa monumentale porte Almohade. De là, le regard se perd les remparts crénelés, l'ancienne place du Souk el ghezel, le souk de la laine, où encore en 1920, deux fois par semaine les jeudis et les dimanches matin, les fileuses de la Kasbah et de la médina venaient vendre les produits de leur travail, les écheveaux de laine filée à la main. Au XVI, et XVII, siècles, les captifs chrétiens y étaient présentés aux acquéreurs éventuels. La vue s'éloigne ensuite vers la rue des Consuls. C'est là qu'habitaient presque tous les Européens jusqu'en 1911 (on y comptait dix-sept familles). On y trouvait les consulats de France et d'Angleterre, dont les rues portaient les noms. Surprenante blancheur des toits imbriqués ou en damier de la médina, nostalgie des pierres anciennes, de cette vie des secrètes demeures aux terrasses bariolées de linge qui sèche. Qui peut se lasser de cette charmante image de Rabat, malheureusement heurtée par les tours des grands immeubles de l'avenue Mohammed V, du marché aux fleurs et de l'Office des postes, sans oublier les antennes de télévision qui défigurent l'ancienne médina. La porte de la Kasbah des Oudaïa resta longtemps murée et servit de prison. Elle ne fut dégagée des plâtras qui masquaient ses frises, ses arabesques, ses caractères koufiques, qu'en 1916, par Maurice Tranchant de Lunel, qui la restaura. Elle commandait l'entrée de la Kasbah et donnait accès à l'ancien chemin de ronde. La Kasbah des Ouadaïa est bâtie sur l'emplacement d'un borj plus ancien, le Ksar des Benitargas, probablement d'origine romaine. Édifiée par les sultans almohades, Abdelmoumen (1150) et Yacoub El Mansour au XII, siècle, elle fut tour à tour Mehedya, en l'honneur du premier calife Ibn Toumert, puis Ribat El Fath, le camp de la victoire. A toutes les époques, la Kasbah sera le centre militaire et névralgique de Rabat, surtout après l'installation sur la rive gauche du Bou Regreg, des Andalous expulsés d'Espagne au XVI, et au XVII, siècle, lors de la Reconquista.
Aujourd’hui, ce site historique est devenu un lieu de prédilection pour les touristes et les R’batis abritant de temps à autre des manifestations culturelles et artistiques. Protégée par une enceinte avec de fortes tours et trois portes monumentales qui reflètent l’art mérinide, Chellah abrite dans ses espaces intra-muros de nombreux monuments arabo-islamiques ainsi que des vestiges romains tels : le forum romain, les ruelles de l’époque romaine, les vestiges des magasins et maisons romaines, la nécropole où se trouve actuellement le Mausolée d’Abou Al-Hassan, le hammam, le foundouk, la madrassa et la mosquée mérinide, et puis d’autres vestiges islamiques antérieurs et postérieurs à l’époque mérinide. En revanche, le site de Chellah abrite aussi une végétation luxuriante, en quelque sorte des « jardins » laissés en partie à l’état naturel. Ceux-ci étant curieusement le refuge privilégié des cigognes et des aigrettes durant toute l’année. Historiquement, le nom (Salé le neuf) qui aurait été donné à Rabat par les Mariscains ne figure guère dans les sources arabes de l’Histoire du Maroc. Il semblerait, par contre, que l’expression (Salad Colonia Romand) appellation romaine de Chellah, serait devenue, abreviée Salé le vieux, capitale des princes znatis au 4e siècle de l’Hégire. Ainsi, situé sur la colline dominant le Bouregreg au sud-est de Rabat, le site de Chellah, ou l’ancienne Sala Colonia, nous renvoie à la plus lointaine implantation humaine de la vallée, sachant qu’après une présence phénicienne et charthaginoise, les Romains y bâtirent une ville et un port fluvial servant de comptoir méditerranéen.
Salé et Rabat doivent le prestige de leur passé d’avoir été les joyaux de bâtisseurs successifs. Avec le projet Amwaj (« Vagues »), c’est vers un futur ambitieux qu’elles se tournent, sans pour autant renier leurs origines.
Ouarzazate, du berbère War-Zazat , en arabe ورزازات , est une ville du sud du Maroc que l'on surnomme aussi la porte du désert, et le chef-lieu de la province du même nom. Située à la rencontre des vallées de l'oued Ouarzazate et de l'oued Dades (issus du Haut Atlas) qui forment l'oued Draa à l'aval de leur confluent, elle est le centre névralgique d'une vaste région du Sud Marocain. Ouarzazate évoque à la fois les contreforts sud du Haut Atlas et la proximité du désert. Ses innombrables casbahs en pisé, des montagnes et plaines arides, des vallées et oasis verdoyants, des palmeraies et des villages de terre rouge ou ocre font le charme de cette région et lui donnent son attrait touristique. Le symbole de la ville est la kasbah Taourirt qui a appartenu au Pacha El Glaoui, elle aurait été bâtie vers le milieu du XVIIIe siècle. Elle est représentée dans les nouveaux billets de 50 Dirhams.
La ville de Ouarzazate ne ressemble pas une ville marocaine traditionnelle. Ici, pas de médina, mais de larges avenues qui sillonnent la ville. Dans les années 80, la ville fut aménagée pour devenir l'étape touristique au départ des excursions dans le Sahara. Hôtels de luxe, clubs de vacances, centre de conférence et club de golf, tout est là pour accueillir les touristes. Ceci dit, la ville manque singulièrement de charme, à la différence de la région qui l'entoure.
La Kasbah de Taourirt : par son importance, son architecture et sa décoration, c’est l’une des plus belles du Maroc (classée monument historique). Elle fut, la plus grande résidence du Glaoui, le pacha de Marrakech.
C'est encore une kasba appartenant à la famille du Glaoui, située sur un piton, au-dessus d'un ksar, entre un oued et une palmeraie. Les ksour sont entourés d'une enceinte avec une seule porte d'entrée et comprennent une série de greniers.
Le Maroc a dévoilé ses projets d'investir 43 millions de dirhams pour faire de la ville méridionale de Ouarzazate un centre international du cinéma d'ici 2016. L'amélioration des ressources locales pour l'industrie cinématographique permettra à Ouarzazate de tourner trente-huit longs métrages chaque année (contre onze actuellement), d'insuffler 180 millions d'euros de revenu annuel et d'assurer huit mille emplois, selon le plan du Centre Marocain du Cinéma et du Conseil Sous Masse Dera'a.
Nador ( ناضور ) est une ville amazighophone portuaire du nord-est du Maroc, dans la région du Rif et sur la côte méditerranéenne(region de l'Oriental) (lagon de Bou Areg). Son activité économique y est essentiellement liée à la pêche, au commerce de fruits, à la métallurgie et à la contre bande avec l'enclave espagnole Melilla ainsi que le transit des marocains résidents à l'étranger via le port de Beni Ansar. La langue la plus parlée est le rifain ; l'arabe, bien qu'étant la langue officielle du Maroc, reste dans cette région une langue relativement annexe.
La Province dispose de potentialités et atouts riches et variés dans le domaine touristique, parmi lesquelles :
Beni Ensar ou Beni Ansar est une ville portuaire, située à 12 km au nord de Nador, dans le nord-est du Maroc, à proximité de l'enclave espagnole de Melilla. Elle compte 27 750 habitants sur une superficie de 200 hectares.
Ségangan ou bien Zghanghan est une ville de Nador ou nord-est du Royaume du Maroc.Elle se situe à 7Km à l'ouest de Nador. Sa superficie est de 508 ha et sa population est estimée à 24000 hab.
Fès ou Fez ( فـاس en arabe ) est la troisième plus grande ville du Maroc, après Casablanca et Rabat avec une population de 1 368 000 d'habitants. C'est l'une des quatre « villes impériales » (avec Marrakech, Meknès et Rabat).
Al Quaraouiyine القرويين en arabe (litéralement "la mosquée des kairouanais") est une des plus importantes mosquées du Maroc. Sa construction débute en 857 à Fès, sous le règne de la Dynastie Idrisside. C'est une femme, héritière d'un riche kairouanais, Oum Al Banine fatima Al Fihriya, qui est à l'origine de sa fondation. Tout au long des siècles, la mosquée voit son architecture évoluer et s'agrandir. Elle devient, du Xe au XIIe siècle, un important centre d'enseignement et une des premières universités au monde.
Le Festival des Musiques Sacrées du Monde se veut être porteur de l'esprit de Fès. L'effet en retour sur la ville de Fès est considérable à la fois en terme d'image et en impact de tourisme culturel et donc économique. La ville historique, théâtre de ce festival, est valorisée d'une façon exceptionnelle. Au delà de Fès, c'est une image positive qui est donnée, à travers cet événement, du génie de notre pays capable, grâce à ses richesses et traditions culturelles millénaires, de s'insérer dans un enjeu culturel mondial de grande envergure qu'il gère d'une façon particulièrement éloquente. Ce sont toutes ces traditions qui se trouvent valorisées et qui peuvent aussi devenir un point d'attrait, de plus en plus fort, pour un public international.
Les souks sont surement le grand interet de Fes. La visite du quartier des Tanneurs est le plus impressionnant. Les artisants se trouvent pieds nus dans des cuves de teinture le plus souvent naturelles. Les peaux ont ete au prealable debarrassees de leurs poils dans des bains de chaux pendant des semaines. Le formidable spectacle de ce travail peut etre apercu au sommet des commerces des tanneurs. Acceptez les feuilles de menthe a l'entree proposees par le commercant, afin de supporter les odeurs nauseabondes que vous affronterez au-dessus des cuves ! Attention en achetant des babouches,des sacs ou des poufs sachez que le cuir fassien perd facilement et definitivement son odeur par ce qu'il est bien travaillé...
Située à l'ouest de Dar el-Batha, cette porte d'enceinte s'ouvre sur Fès el-Bali. Construite au XIIe siècle, puis restaurée vers 1913, elle est en émail bleu (couleur de Fès) à l'extérieur et vert (couleur de l'Islam) sur la face intérieure .
Sur la route côtière El jadida-Safi , kilomètre 6, à votre droite , la station balnéaire de Sidi Bouzid: plage de sable avec un petit port de pêche, la plus importante de toutes les stations d'estivage après la plage d'El jadida. Une nouvelle vie renaît chaque été, au début du mois de mai, une saison qui se termine fin du mois d'août, et des fois jusqu'au milieu du mois de septembre. Jour et nuit les estivants profitent du climat chaud, et de toutes les activités et animations destinées à réjouir et émerveiller le séjour des vacanciers; tous types de sports nautiques sont pratiqués à Sidi Bouzid: planche à voile, pêche à la ligne, jet ski, ski nautique, soccer;et festival...
Le Tit situé à 14 kms au Sud d’El jadida, cette ville a été construite au cours du 12eme Siècle par la famille Amgharienne. C’est l’un des ribat les plus intéressants du Maroc au niveau de l’architecture. Les fortifications toujours existantes font témoin d’un passé historique prestigieux .C’est le lieu de la tenue du Moussem Moulay Abdellah.
Oualidia, est un petit village connu surtout pour sa charmante plage en anse protégée par par une barre d'îlots. Sur l'atlantique entre Safi (60km) et El Jadida (80km). Célèbre pour ses huîtres. Très animé l'été. Baignade d'avril à octobre. Souk le samedi Les murailles qui entouraient Madinat Al Ghrbia sont flanquées de dix-huit tours à peu près à égale distance l'une de l'autre, trois portes encore visibles aujourd'hui en donnaient accès et l'espace limité par ce qui reste des remparts prouve que cette ville était importante. L'on situe l'époque de sa fondation aux environs du Ve siècle. Ruinée une première fois en l'an 667, elle fut construite et repeuplée sur les ordres du Sultan mérinide. Après avoir subi une seconde destruction, on ne sait pour quelle raison Madinat Gharbi fut définitivement abandonnée. En conclusion, les ruines de Madinat Al Gharbia et de Oualidia témoignent de l'importance qu'avait dans le passé la caïdat de Oualidia. Les familles qui ont été entreprises à l'intérieur de ces ruines ne l'ont pas été d'une façon superficielle. Elles n'ont donc permis de découvrir des objets ou des outils qui pourraient nous renseigner sur leurs premiers habitants. D'autre part, les historiens ne sont pas d'accord sur l'époque exacte de leur fondation.
Ce gîte impérial du Sultan Moulay Ismaïl se trouve sur la route qui reliait autrefois Fès à Marrakech et est situé à 75 km d'El Jadida. Accessible par R.N.1 sur 14 km, puis R.R. 316, et enfin la RR 314, cet endroit a connu la présence portugaise pendant une certaine période, avant que Moulay Ismaïl ne s'empare pour installer des troupes chargées de contrôler les tribus. La Kasbah de Boulouane, monument historique classé est un château fort construit sur un promontoire dominant un méandre de l'Oum er-Rbia . La Kasbah comportait une demeure royale, une mosquée et des entrepôts. L'inscription de fondation, au nom du Souverain, sur le linteau de la grande porte monumentale, rappelle que ce nid d'aigle a été construit en 1710. Cette région est très réputée, pour ses champs de vignes (raisins doukkali).
Senteurs vivifiantes des sapins et des eucalyptus portées par la brise Marine... Un faucon survole le bunker du trou , glisse dans le bleu du ciel... les eaux dormantes d'un lac reflètent les nuages... , de splendides araucarias, surprenantes sculptures végétales, s'alignent le long du fairway... scintille la ville blanche d'El Jadida.